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La cuisine de Berthe – Chapitre 1

07/12/2016

Les tribulations fictives – en feuilleton – d’un couple de Titis retraités entreprenant d’acheter une nouvelle cuisine…

 

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blamb/www.fotosearch.com

 
Ça a commencé à l’heure du frichti, hier soir… Je claquais du bec et, quand ma moukère a bâclé la cuistance because je râlais comme un pou, j’ai craqué : j’y ai dit de se coller son rata dans le tralala. C’est vrai, quoi ; je joue rarement les morfalous avec sa popote mais là, franchement, elle me collait de force au régime jockey !
Je l’aime bien, ma bourgeoise, v’là bientôt 40 piges qu’on partage le même blaze et la même carrée ; c’est bien pour ça que j’aurais dû prévoir la tannée à venir… Ça n’a pas loupé, j’ai pris la barbaque à moitié cuite en travers de la fraise et la casserole de musiciens – brûlés – sur la calebasse. Remarquez, il valait mieux se nipper avec sa tambouille infernale que de la boustifailler !
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Art Parts/www.fotosearch.com

 
Bref, on s’est bien choucroutés. Mais comme d’habitude avec nozigue, qui formons un couple d’intellos, après la valse vient le temps de la réflexion. Puis de la décision ; laquelle est toujours prise unilatéralement par la moitié dominante dudit couple, à savoir Berthe. Faute de quoi la douce créature passe bibi par la fenêtre.
Toujours furibarde, Berthe a donc établi sans réplique que, si elle gâchait systématiquement la croûte, c’était parce qu’elle la préparait dans un clapier ; et qu’il fallait donc que je lui carme une nouvelle cuisine. Bon, avec des fayots plein le paletot, j’étais pas bien chaud pour me colleter à nouveau avec Mémé, mais pour moi, elle virait complètement sinoque, la Berthe.
 
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D’abord, je suis pas complètement fauchemane, et j’les lâche pas avec un élastique non plus mais, question mornifle en ce moment, c’est pas non plus Byzance. Ensuite, sa cuisine, c’est vrai qu’elle sent un peu la fin de saison mais enfin, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, pas vrai ?
Enfin, y’avait pas à discuter. Mais par où commencer ? Nous on ne navigue pas encore sur la « toile », comme y disent : j’ai pas trop le pied marin et j’ai encore du mal à maîtriser le Minitel. Donc, pour se rencarder sur les cuisines, y’avait pas 36 solutions : il fallait aller voir notre voisin de pallier, un journaleux qui est soi-disant dans la partie. Le problo, c’est que c’est un fou certifié, ce mec, un chabraque de compétition qui nous a tenu un cours de physique nucléaire sur le secteur de la cuisine. Faudra que je vous narre ça la prochaine fois, c’était pas piqué des vers, son délire…
distribution
 

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