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Chez Perene comme à l'église ?

03/12/2015

Enseigne premium du groupe Fournier (Mobalpa, SoCoo’C, Delpha), Perene entend, plus que jamais, se différencier de l’activité classique de cuisiniste et s’affirmer comme un réseau d’agenceurs d’intérieurs, porteurs d’une vraie valeur ajoutée en matière de décoration. À la clé, un travail conséquent sur la nouvelle identité de la marque, le concept magasin et les collections de cuisines, de salles de bains et de rangement.
A bon agenceur, bel écrin : vitrine de la marque, le concept magasin en question a fait l’objet de modifications subtiles pour incarner au mieux l’ADN de Perene. Présentant des expositions inédites, l’espace de vente met de plus en plus l’accent sur les notions d’architecture, de décoration et de design ; la mise en scène, notamment, est travaillée de manière à offrir au particulier une visite chaleureuse et riche en découvertes stylistiques…
 
Perene
 
Jusque-là, tout va bien : cependant les métaphores utilisées par les responsables de la marque pour décrire aux journalistes l’architecture de ce nouveau concept magasin me laissent quelque peu… dubitatif : il est notamment question d’une organisation en croix, telle qu’on peut la retrouver dans une église, d’une nef centrale (ou axe principal du magasin), d’un autel mis à profit pour les échanges entre le client et le vendeur, ou encore de transepts, c’est-à-dire de « fenêtres de marque » ouvertes de part et d’autre de la nef centrale et illustrant le savoir-faire de l’agenceur.
Celui-ci peut même faire aménager, dans son showroom, une niche ; pas pour y disposer une statue de saint, mais plutôt pour illustrer, à l’aide d’objets personnels, l’une de ses passions… La sienne, hein, pas celle du Christ !
En revanche, le client cherchera en vain, dans le magasin, un tronc pour y déposer les arrhes ou le solde de la cuisine qu’il a achetée ; il n’y en a pas. Et s’il vient à tomber sur ce qu’il croit être un bénitier, je lui suggère aimablement de ne pas se signer : il s’agit sûrement d’un évier. Enfin, qu’il se rappelle en toutes circonstances que son interlocuteur n’est pas un curé mais un agenceur-concepteur : il ne prêche pas, il vend.
Entre nous, ne trouvez-vous pas ces métaphores comparant un magasin Perene à un édifice religieux quelque peu maladroites ? À trop vouloir en faire parfois, on s’égare… Il ne manquerait plus qu’on fasse une génuflexion en entrant dans un showroom cuisine, maintenant !

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