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Arrestation d'Issad Rebrab : le groupe Brandt précise que ses activités ne sont pas impactées

25/04/2019

Propriété du groupe algérien Cevital, dont le PDG a été placé sous mandat de dépôt en début de semaine en banlieue d’Alger, le groupe Brandt, qui emploie 1000 personnes en France, a tenu à rassurer, dans un communiqué de presse en date du jeudi 25 avril 2019, l’ensemble de ses clients et de ses partenaires.

 

Issad Rebrab

 
Depuis lundi, l’affaire « Issad Rebrab » fait les manchettes des medias algériens… et français. Et pour cause : soupçonné de « fausses déclarations relatives au transfert de capitaux de et vers l’étranger », de « surfacturation dans des opérations d’importation de matériel » et « d’importation de matériel usagé alors qu’il avait bénéficié des avantages douaniers, fiscaux et bancaires », le PDG du groupe Cevital, placé sous mandat de dépôt dans la nuit de lundi à mardi, est un acteur important de l’économie hexagonale. En effet, celui que beaucoup considèrent comme la plus grande fortune d’Algérie préside notamment, depuis 2014, aux destinées du groupe Brandt.

Or ledit groupe, propriétaire de quatre marques – Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette – emploie 1000 personnes en France. Avec ses deux sites de production à Orléans et à Vendôme dédiés aux produits de cuisson, il est, à en croire ses dirigeants, « le seul fabricant généraliste de gros électroménager à produire toujours en France. Les produits issus de ces usines représentent à date plus de 50 % des volumes vendus par le Groupe dans le monde« .

 

 

« L’activité économique de l’entreprise se poursuit normalement »

Aussi le groupe Brandt a-t-il tenu à rassurer, dans un communiqué de presse en date du jeudi 25 avril 2019, l’ensemble de ses clients et de ses partenaires. On peut notamment y lire que l’entreprise, apportant son soutien à Issad Rebrab dans ce dossier actuellement entre les mains de la justice algérienne, entend mettre les choses au clair quant à ses activités :

Le groupe Brandt tient à préciser que ce litige porte uniquement sur un écart d’évaluation par la douane algérienne d’un bien importé pour la Société EvCon Industry, activité de purification d’eau du groupe Cevital. Les activités du Groupe Brandt dans l’ensemble de ses filiales, en France et en Algérie notamment, ne sont aucunement impactées.

Quant à Simon Barbeau, Président Directeur Général du groupe, il déclare : 

Nous tenons à informer nos clients et l’ensemble de nos partenaires que l’activité économique de l’entreprise se poursuit normalement et nous restons attentifs à l’évolution de la situation en Algérie.

 

Inquiétudes en France

Ce communiqué fait suite à certaines interrogations soulevées dans la presse et portant sur la santé économique du groupe. Publié le mardi 23 avril sur le site des Echos, un papier faisait ainsi état d’inquiétudes en France après l’arrestation de M. Rebrab : 

« Cevital a été notre sauveur mais le plan stratégique qu’il nous avait présenté lors de la reprise n’est pas allé aussi vite que prévu. Depuis plusieurs mois, les salariés sont inquiets. Et cette nouvelle risque encore d’aggraver les choses », relève un responsable syndical à Vendôme. Selon lui, « l’argent ne rentre pas » car l’actionnaire algérien a des difficultés à rapatrier ses fonds depuis l’Algérie. Résultat, les usines françaises, qui produisent aussi les marques De Dietrich et Sauter, souffrent de retards de trésorerie et ont du mal à payer leurs fournisseurs dans les temps.

Pour sa part, la République du Centre citait, dans un article daté du jeudi 25 avril 2019, Laurent PREVOT, secrétaire CFDT du CE à Vendôme et secrétaire du CE national de Brandt : 

Les inquiétudes chez les 160 salariés du site, ne sont pas d’aujourd’hui, mais avec la situation actuelle, elles s’accentuent. (…) On ne sait pas comment ça va finir. Or Cevital est notre seul actionnaire. Il nous tient en vie. (…) Au contraire, ce sont un peu nos sauveurs. Ils étaient les seuls repreneurs en lice en 2013. Sans eux, on disparaissait. (…) En termes d’électroménager, l’idée de Cevital était de garder les appareils de cuisson en France, et de réaliser le froid et le lavage en Algérie. On devait regagner des parts de marché en 2017-2018, sauf qu’il y a eu du retard. Au niveau du groupe, on n’arrive pas à faire le chiffre d’affaires escompté. »

 
 

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